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NGUON : Mutation, performance et perspectives, Seidou Ernest MOLUH MOUGNOL analyse dans une interview exclusive.

 
"Pour analyser et comprendre l’environnement organisationnel et opérationnel de cet événement, la rédaction portail web royaumebamoun.com rencontré Seidou Ernest MOLUH MOUGNOL, entrepreneur digital et culturel,"


La 547ème édition des journées traditionnelles, culturelles et économiques du peuple Bamoun Nguon se sont célébrées du 02 au 09 décembre 2018 à Foumban. Au fil des éditions, Il est évident de constater que cet évènement continue sa mue à travers le renforcement de ses indices classiques de puissance en terme de rassemblement, de mobilisation, de célébration festive et d’espace de promotion économique illustré par la foire-exposition. 

Toutefois, il n’est pas inutile de rappeler que cette réussite globale qui s’affirme à travers les indices sus indiqués s’est opérée lors de cette 574ème édition dans un environnement de morosité économique et de crise sécuritaire, qui impactent les modes d’intervention des sponsors et partenaires de cette évènement constitué en majeure parties d’entreprises industrielles et commerciales. 

Au-delà de la résilience, la détermination et le dynamisme du comité d’organisation et du CERDEN (Cercle de Réflexion pour le Développement du Noun) le mandataire agréé pour les causes financières et marketing qui ont permis d’atteindre les nobles objectifs de croissance, il va sans dire que l’organisation du Nguon reste un chantier permanent. Aucune œuvre humaine n’étant parfaite, des insuffisances sont chaque fois relevées et des critiquées critiques constructives apportées à fin que des améliorations et des mesures coercitives soient appliquées au fil des éditions.

Pour analyser et comprendre l’environnement organisationnel et opérationnel de cet événement, la rédaction portail web royaumebamoun.com rencontré Seidou Ernest MOLUH MOUGNOL, entrepreneur digital et culturel, ressource stratégique du comité national d’organisation du Nguon et ancien Directeur marketing du Nguon, pour un entretien qui permettra d’éclairer la lanterne des internautes pour une vision prospective et intégrée favorable à une mutation rentable des consciences et des actions.


Quelle appréciation faites-vous de la 547ème édition du Nguon qui s’est tenue à Foumban du 02 au 09 décembre 2018 ?


Je vous remercie déjà pour cette opportunité que vous m’offrez et pour l’intérêt que vous manifestez à l’égard de ma modeste personne pour échanger sur cet événement culturel qui célèbre plus de 600 ans de la tradition séculaire du peuple de Nchare Yen. Alors pour en venir à la question posée, je dirai d´entrée de jeu que je n’ai pas assisté à l’édition 2018, mais à travers les prouesses technologiques de l’heure, la dimension spatio-temporelle n’est plus un souci et même à distance vous vivez l’événement comme si vous y étiez à travers les directs TV et l’écosystème numérique qui bat tous les records de proximité avec les réseaux sociaux de nos jours. Donc à travers ces supports de communication et des échanges avec les personnes présentes sur place à Foumban, j’ai vécu l’événement et à la suite, j’ai pu évaluer et apprécier les indices de performance classiques auxquels je suis bien familier, qui traduisent la réussite festive à savoir la forte mobilisation autour du Sultan Roi des Bamoum, les contenus délivrés à l’occasion des activités traditionnelles et culturelles, le jugement du Roi, le réquisitoire de la société sécrète du Nguon, la simulation du départ et du retour de guerre, le discours du trône, …

Quel aspect particulier vous a marqué lors de cette édition 2018 du Nguon?

A mon avis le focus et le point d’honneur de cette édition 2018 était porté sur le carnaval de la femme bamoun, une idée originale des femmes par les femmes qui a célébré la femme Bamoun dans toute sa splendeur, sa dignité, son élégance, sa beauté et son dynamisme. J’ai particulièrement assisté à certaines séances préparatoires dénommées journées réseautages dans la ville de Douala et les élans de succès se faisaient déjà ressentir à travers l’engouement et l’engagement des femmes.

C’est le lieu ici pour moi d’adresser mes vives félicitations aux femmes Bamoun pour cette initiative, la forte mobilisation et la démonstration de force dont elles ont faits l’objet lors du carnaval inédit. Je crois que le coup d’essai s’est transformé en coup de maître et bravo à ces vaillantes femmes qui sont nos tendres mamans, nos sœurs et nos filles. J’ose croire que l’acte 2 s’impose avec autant d’innovation, d’inspiration et d’engouement pour le plein épanouissement de la femme Bamoun.

Par ailleurs je ne saurai être indifférent aux aménagements et agencements infra structurels et logistiques déployés sur le site de la foire et à la cours d’apparat. A chaque édition correspond une touche particulière qui renforce l’image de marque de cet événement. J’apprécie la beauté ! C’est le lieu ici faire un clin d’œil à ma sœur le Dr Fatimatou KPOUMIE KOUOTOU et à son équipe pour les prouesses architecturales et le renforcement de la vision économique de la foire exposition.

Au-delà des célébrations festives, y aurait-il des actions ou des exigences qui auraient participé à renforcer l’indice global de réussite de cet événement?

Bien évidemment il y a des actions et des exigences liées à la structuration, l’organisation, la force de proposition, le suivi, l’évaluation et à la matérialisation des actions sociales et des projets qui sont restées dans un immobilisme prolongé, suscitant ainsi des interrogations de divers ordres qui, au fil des temps participent ou participeront à influencer négativement l’indice de réussite globale.

Il n’est pas inutile de signaler que la réhabilitation du Nguon fut l’un des actes forts posés par Sa Majesté le Sultan Roi des Bamoun Ibrahim MBOMBO NJOYA après à son accession au trône de Nchare Yen en 1992. L’objectif stratégique et prioritaire énoncée par le Sultan Roi des Bamoun était de faire de cet événement le levier de développement du département du Noun.

Rendu à la 14ème édition depuis 1993, il est évident de constater que la vision du Roi ne s’est pas implémentée ou rendue effective. Le Nguon n’a toujours pas atteint les objectifs de croissance souhaités comme instrument de développement, et en actions sociales à travers les projets qui impactent sur les conditions de vie des populations. 

Cette insuffisante renvoie à une série de questions sans réponse devenues au fil des éditions une boucle streaming : A quoi sert le Nguon ? A qui profite le Nguon? Quelles sont les retombées du Nguon? …

Il est donc évident de constater que le Nguon dans sa mue a fait fi de ses orientations stratégiques de départ et a glissé vers le concept festival qui il faut le reconnaître a participé de manière avérée à renforcer l’image de marque et la notoriété du Nguon avec en projet l’inscription au patrimoine de l’UNESCO. 

Par ailleurs il est important de reconnaître que le concept festival impulsé par le Dr Fatimatou POUMIE KOUOTOU a favorisé l’émergence d’une option économique qui se manifeste au fil des éditions à travers la foire culturelle, industrielle et agropastorale. 

La dernière réorganisation du Comité d’organisation du Nguon opérée par Sa Majesté le Sultan Roi des Bamoun en est illustration parfaite car la vision stratégique portée par le CERDEN dans son orientation marketing s’est transformée en un organe dénommé le NGUON économique.

Il y a lieu de relever que le véritable challenge pour un Nguon plus dynamique et performant est et demeure l’intégration des concepts événementiel et développement pour en dégager une courbe optimal qui participera de manière efficace et efficiente à l’amélioration du bien-être et du mieux-vivre des populations du département du Noun.

Au regard des mutations et des exigences qui croissent sans cesse pensez-vous que cette vision optimale d’équilibre et de croissance qui ferait du Nguon un véritable levier de développement reste envisageable et comment pensez-vous qu’elle peut être implémentée ?


En fait, il faut avouer que cette vision optimale d’équilibre et de croissance pour l’amélioration des conditions de vie du peuple Bamoun reste malgré tout un projet, une quête permanente et un idéal à atteindre. Le Sultan Roi des Bamoun en est bien conscient et les différentes réformes engagées depuis lors pour plus d’efficacité dans l’organisation et la gestion du Nguon en sont une illustration parfaite. 

Je voudrai ici signaler que fort de ce souci d’intégration et de croissance, le Sultan Roi des Bamoun a signé en Février et Août 2018 d’importants notes royales portant nomination des personnalités et restructuration du comité national d’organisation du Nguon. Dans la dernière note royale de restructuration il en ressort un fait majeur, le Nguon a explosé en deux grandes entités opérationnelles à savoir le Nguon économique et le Nguon traditionnel avec des objectifs et des attributions bien définies.

Cette quête permanente de l’excellence menée par le Roi voudrait tout simplement dire que le Nguon continue sa mue. Toutefois cette option de modernisation devrait se positionner sur une trajectoire qui se veut dynamique et efficiente à travers une force de proposition faite d’experts et de professionnels qui pourront fournir des contenus et initier une démarche scientifique dans l’implémentation, la gestion opérationnelle, le suivi et l’évaluation. 

Il en est bien triste de constater que les reformes jusqu’ici engagées pour satisfaire les exigences de qualité du Nguon sont menées par l’entourage immédiat du Roi qui n’a pas d’expertise en la matière et qui n’a pour seul souci on pourrait noter, que de s’arroger les pleins pouvoirs pour ainsi prendre le contrôle de l’organisation dans son ensemble et en tirer le maximum de profit et d’avantages égoïstes.

A mon avis le saut qualitatif innovant qui éclate le Nguon en deux entités opérationnelles devrait intégrer l’option d’une troisième entité qui est le Nguon de développement qui se présente comme la passerelle incontournable qui permettra de répondre de manière durable et efficace aux exigences et attentes des populations dans le cadre de l’amélioration de leurs conditions de vie. J’ose croire que c’est l’idéal et que c’est la formule gagnante par excellence. Toutefois une réflexion devrait être menée pour définir des objectifs de croissance, des dynamiques sectorielles, et un cadre collaboratif pour des synergies agissantes.

La création du Nguon traditionnel renvoie à une notion de retour à l’authenticité et à la préservation de ces valeurs traditionnelles qui s’étalent sur plus de 600 ans d’existence et d’histoire. Quel regard et quelle réflexion portez-vous pour orienter et renforcer cette vision?

Il est important de signaler qu’avant ce changement bien significatif, l’aspect traditionnel du Nguon était déjà pris en compte dans l’administration du royaume à travers la création d’un ministères chargé de l’organisation du Nguon traditionnel. Cette monté en puissance qui érige le Nguon traditionnel en organe, vient ainsi répondre à une exigence et à un souci permanent de préservation des acquis, de pérennisation et de transmission des valeurs traditionnelles et culturelles du peuple de Nchare Yen aux générations futures.

Il faudrait préciser qu’à l’origine, le Nguon traditionnel est l’instance d’organisation traditionnelle des assises qui incarne les rituels, et intègre la cours de justice qui juge le Roi et la société secrète ‘’les Fon Nguon’’. Le renforcement de cette vision que je propose consistera ainsi à ériger la société sécrète du Nguon (les ‘’Fon Nguon’’ et la cours de justice) en une structure fonctionnelle permanente qui n’attendra plus la biennale du Nguon pour abréger le rendu de la situation politique, sociale et culturelle du royaume à travers un réquisitoire de trois questions comme habituellement observé.

Je voudrai relayer en illustration ces écrits sur la Nguon du Dr Isaac NJIFAkUE qui m’inspirent, et je cite « Parmi les "Fon Nguon" qui disent l’état de l’opinion, il devrait y avoir place pour des discours pluriels, sur les problèmes et réalités d’aujourd’hui; toutes sensibilités et composantes de la société confondues ».

Au regard des mutations et des dérives que nous observons et connaissons dans le royaume, il faudrait pousser la réflexion pour comprendre et évaluer le fonctionnement de la société sécrète du Nguon qui à mon avis est restée éphémère et figée car évoluant dans des principes qui ne lui accordent aucun pouvoir et aucune force d’action et de réaction.

La société secrète aux pouvoirs renforcés sera ainsi le régulateur et le baromètre du royaume qui saura assurer la veille et agir en temps réel et opportun pour critiquer, juger, sanctionner et porter la voix du royaume tout entier par des communications de circonstance adressées aux gouvernement de la république , à l’Etat et aux populations comme c’est le cas pour le Ngondo Sawa. La permanence et le renforcement du pouvoir de la société secrète du Nguon sont ces indices qui feront la raison d’être et le hisseront comme pilier essentiel Nguon traditionnel.

Quelle analyse portez-vous sur la forte mobilisation observée autour du Nguon? 

La forte mobilisation est perceptible à deux niveaux, celle des touristes et autres participants qui confirme la toute-puissance et la notoriété du Nguon sur l’échiquier internationale; et par la suite cette autre mobilisation, à savoir celle du peuple Bamoun qui fera l’objet de mon analyse.

La mobilisation du peuple Bamoun s’identifie à travers sa diaspora et les populations de l’intérieur. Au-delà d’être un moment de parfaite communion entre le monarque et ses sujets, l’engouement des populations est perceptible sous divers angles. A défaut de se réunir et de réfléchir sur des projets de développement et des dynamiques communautaires, c’est à chacun de faire son Nguon et surtout le moment idoine pour les familles d’organiser les rencontre et grandes réunions car rassurées de réunir à cette occasion le maximum de personnes.

J’orienterai mon propos et ma réflexion sur la nécessité de repenser les techniques d’approche et d’implication des populations de l’intérieur et de la diaspora, non plus pour maintenir leur adhésion massive confirmée, mais plutôt l’intégration, la fédération des énergies, des moyens, des initiatives et l’initiation des synergie agissantes et rentables autour des projets communautaires pouvant impacter l’amélioration des conditions de vie des populations, gage d’un processus de développement personnel, émergent, durable et maîtrisé.

Vous appréciez les dernières améliorations apportées dans la structure organisationnelle du Nguon. Avez-vous un point d’ombre à relever ou clarifier?

Bien évidement à titre de rappel et de proposition car j’ai opté plus haut pour le renforcement par la création d’un organe supplémentaire qui est le Nguon de développement, mais aussi à titre de rappel et d’interpellation car les bon textes et le choix des ressources humaines ne suffisent pas pour impulser l’atteinte des nobles objectifs de croissance.

Il sera donc question de faire appliquer les textes et surtout créer des dynamiques de travail collaboratif à travers des passerelles et des plateformes de collaborations et de renforcement des capacités qui permettront de mieux organiser le travail d’équipe, de se fixer des objectifs sectoriels et globaux, et surtout élaborer des cahiers des charges qui définissent clairement les objectifs spécifiques et stratégiques et les moyens à mettre en œuvre pour les atteindre.

Au Nguon de développement reviendra ainsi la charge d’initiés la conception et la réalisation des infrastructures et bien d’autres projets communautaires auxquels seront appliqués un mode de financement qui implique à la fois les populations , les institutions et les organismes partenaires de développement, les banques et les entreprises dans le cadre de leur responsabilité sociétale (RSE).

Quelle orientation donnerez-vous à l’approche sponsoring et financement de l’évènement pour plus d’efficacité?

Tout d’abord je tiens à féliciter l’équipe du CERDEN pour la résilience, la pugnacité et la témérité observée jusqu’ici, et les prouesses réalisées depuis la période de crise économique déclarée à laquelle se greffe la crise sécuritaire qui affectent le rendement et l’intervention des sponsors dans l’organisation du Nguon comme dans d’autres domaines.

Autrefois menée par une commission marketing, l’option sponsoring est passée au fil des années à la désignation d’un mandataire qui prend en charge la recherche et l’implication des sponsors, l’orientation marketing, l’organisation et la gestion de la foire industrielle, commerciale et agricole, et en somme la recherche des moyens financiers et logistiques pour l’organisation de l’évènement.

Le choix du mandataire est une option jusqu’ici réussie car toutes les éditions du Nguon se sont tenues comme prévu et dans les standards requis et prescrits. Alors rendue à la 14ème édition sous la 19ème dynastie je pense qu’il y a lieu de penser à des réajustements au vu de la conjoncture économiques par des techniques d’approche qui se veulent plus concrètes et s’illustrent par la mise à l’écart du couloir des actions ponctuelles qui ne favorisent point une planification stratégique des actions et des moyens logistiques et financiers pour l’organisation du Nguon.

Il est ainsi suggéré dans des délais requis (01 an à l’avance) d’initier une plateforme de rencontre, de collaboration et de partenariat avec les différents sponsors, partenaires et mécènes au cours de laquelle le projet Nguon de l’édition est présenté, suivi des manifestations d’intérêt matérialisées avec la création des rubriques budgétaires et les montants arrêtés imputées dans les budget desdites organisations, entreprise et institutions. 

On pourra par ailleurs diversifier les sources de financement du Nguon et éviter de faire peser la charge de recherche du financement global sur le mandataire. Les différentes institutions et organismes partenaire au développement devraient être impliqués dans le cadre du financement des projets d’infrastructure et communautaires.
Ces axes d’orientation des options de financement sont soumises à des simulations et autres réflexion pour amélioration et adoption au cas où. Je tiens à préciser que je saurai me rendre disponible à titre bénévole pour la cause.

Quels souvenirs gardez-vous de votre passage à la Régie commerciale en 1996 et à la direction marketing du Nguon que vous avez présidé lors des éditions 2000 et 2004?

Il faut avouer qu’à ce poste et à ce stade de responsabilité les choses sont bien complexes et la proximité avec le Monarque en ces moments bien sensibles vous met sous les feux des projecteurs et vous attire autant de la convoitise, de l’admiration et des détracteurs car sur vos épaules pèsent le poids de la providence financière qui permettra de financer l’organisation de événement. 

A cet instant précis on vous imagine dans la manipulation de grosses sommes d’argent du fait du mandat que vous portez au nom du Roi pour rencontrer et discuter avec les sponsors, les amis du royaume, et les partenaires de leurs contributions diverses et actions pour le plein succès de l’événement.

Il faut reconnaître que ce sont des moments de forte pression et en même temps de privilège divers dus à cette position qui fait de vous l’ambassadeur du Roi qui sait s’en quérir de l’évolution des préparatifs et se montrer disponible et disposé à apporter son soutien pour appuyer les actions sur le terrain. 

J’ai aussi eu la chance et le privilège de travailler sous la conduite et la supervision des deux fonctionnaires chevronnés et plein de charisme qui ont su me faire confiance, m’initier et me galvaniser dans l’atteinte des objectifs liées à cette lourde responsabilité qui m’incombait ; j’ai nommé Son Altesse royale le prince NJI PAFOYOUOM NJOYA Idriss de regretté mémoire, 1ER Adjoint au Roi des Bamoun, et l’ancien gouverneur de province Nji KAINFON PEFOURA président du comité d’organisation du Nguon à l’époque. Je leur témoigne ma profonde gratitude et ma reconnaissance pour avoir fait germer en moi des qualités et cette façon d’oser qui inspirent et orientent mon vécu au quotidien.

Quel rêve caressez-vous pour le Nguon? 

Mon rêve reste celui d’un Nguon dynamique et efficace qui s’affirme et s’impose à travers ses options stratégiques, prioritaires et fondamentales qui en feront le levier incontournable et incontestable pour l’émergence du royaume Bamoun.

Je caresse le rêve de voir émerger le Nguon de développement, à travers la réalisation des infrastructures et des projets communautaires qui adressent les besoins du peuple Bamoun pour ainsi participer de manière effective à l’amélioration de leurs conditions de vie.

Toutefois il faudrait se rendre à l’évidence que cette vision émergente du Nguon ne peut se réaliser qu’à travers une organisation efficace et efficiente dans son mode d’intervention qui devra intégrer les mutations sans cesse croissante de notre environnement et surtout notre capacité d’adaptation aux changement et à la modernisation qui devra savoir préserver les acquis.

Votre mot de fin

Que Dieu bénisse le Royaume Bamoun et nous donne la sagesse et l’intelligence nécessaires pour implémenter et impulser les dynamiques de changement de paradigme pour l’intérêt et le grand bonheur du peuple de Nchare Yen.

Je vous remercie !

 

 



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