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Elite du Mfoundi: Le prix de la déchirure

 
Les conséquences sont nombreuses à cause de la guéguerre qui caractérise les fils et filles du Noun à Yaoundé.


Les conséquences sont nombreuses à cause de la guéguerre qui caractérise les fils et filles du Noun à Yaoundé.

La ferveur communautaire est belle au domicile du général Nji Ngambou Esaie en cette fin de matinée de samedi d’aout 2008. L’occasion qu’offre la mobilisation financière pour l’organisation du Nguon est saisie par une bonne franche de l’élite et des simples acteurs. Le rendez-vous est couru, chaleureux, animé. Surtout que l’organisation de cette édition du Nguon dans le Mfoundi, conduite par le Dr Aboubakar Njoya, alors directeur général adjoint de l’IRAD, a un thème, un projet en toile de fond : la construction d’un foyer Bamoun à Yaoundé. L’enthousiasme est donc grand. Le projet est nouveau. Neuf. Innovant. Le général Ngambou acceptera d’ailleurs d’abriter cette cérémonie parce que le président du comité départemental du Nguon dans le Mfoundi, le Dr Njoya, lui a présenté le projet. La maquette est déjà disponible, la mobilisation budget du budget lancée. Près de 200 millions sont nécessaires pour l’exécution des travaux. Les contributions sont même déjà lancées. Les uns et les autres envisagent déjà d’aller rencontrer le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, pour introduire et défendre la demande d’obtention de parcelles. Mais quelques mois plus tard, le projet embryonnaire est mort, étouffé par les intrigues et enterré au cimetière des lugubres et cyniques pensées de ces Bamoun là. Depuis lors, on n’en a plus jamais parlé. Les Bamoun se pavanent dans la ville comme des brebis égarées, à la recherche des locaux à chaque fois qu’on doit organiser un événement.

Et des maux à dénoncer

Cette évocation, dont l’auteur de ces lignes a été témoin, rappelle et démontre la grande animosité, voire la grande complicité…dans le mal qui agite l’élite Bamoun de Yaoundé. Sinon, comment comprendre que, malgré toutes les ressources qu’elle regorge, toutes les entrées dont elle dispose, qu’elle n’ait jamais pu initier et porter un moindre projet de développement tant à Yaoundé que dans le Noun ? L’élite Bamoun du Mfoundi fait honte. C’est une élite de la honte, qui ne boit qu’à la source de la division et ne se déploie que sur la base du clanisme, du sectarisme, du négativisme. Une élite de l’étiquetage qui s’intéresse, non pas à une idée, à une action positive, mais aux personnes porteuses de ces idées, mieux à la destruction des valeurs. A Yaoundé, l’on ne vous identifie pas par rapport à vos idées, mais on vous combat pour votre appartenance à tel clan, pour votre rapprochement avec un tel.

Sur un autre plan, cela pousse quand même à s’interroger sur le réel jeu politique de nos élites, qui pour la plupart, revendiquent leur appartenance au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Car, si toutes étaient des militants du RDPC comme elles le (pro)clament, comment ne sont-elles pas unies ? Pourquoi n y a-t-il pas de cohésion entre elles ? Pourquoi depuis les années 2000, elles ne parviennent pas à renverser les tendances politiques dans le Noun, pour le bien des populations ? Questions à 0F. L’élite du Mfoundi a été fortifiée dans les intrigues. Fragilisée par les clans, les coups bas. Elle est composée des « grands écrivains », moulés dans les « piètres amphis » de  dénigrements, où la seule unité de valeur à valider c’est « écrire pour noircir son frère ». Sclérosés par l’idée ou la rage des postes nominatifs, les membres de cette élites se voient tous éligibles à un poste ministériel, ce qui est légitime. Mais la conséquence est imparable. Celui qu’on a nommé est considéré par les malchanceux, soit comme un incompétent, un usurpateur. Il n’est pas reconnu par les autres et ses initiatives sont boycottées, sabotées, sabordés. Aucune dynamique de fédération de forces et d’énergies. Pas de cadres de concertations et d’échanges. Chacun évolue en solo, ou sinon recrute des laquais parmi les étudiants ou dans son administration où il a le rand ou grade le plus élevé. Dès lors, il devient le maitre incontesté et forme, non pas un cercle d’échanges, mais une milice à idées d’intoxication contre d’autres. Aujourd’hui, le Noun peine à avoir un ministre plein à cause des guéguerres, des combats fratricides, des luttes de positionnement.  

Le comble dans ce bal des (é)perdus, c’est un ballet hypocrite autour du sultan des Bamoun. Dans les imposants gandouras et chéchias de ces élites, toutes pour la plupart des « Nji », ‘notables à la cour royale), il n ya que de la fourberie. Ils ne sont pas nombreux ces membres de l’élite qui disent la vérité au sultan Mbombo Njoya. Ils sont très peu qui lui rendent service  et au peuple Bamoun, alors qu’ils sont nombreux qui viennent pour chercher des recommandations, des interventions, seulement pour leur gloire personnelle. Il faut que ça change ! Le peuple Bamoun mérite une élite responsable, au service de son développement. Divisée, décousue, vous serez toujours fragiles, impertinente. Mais unie, vous serez forte, conquérante et vous gagnerez plus de postes. C’est tout ce qu’on vous demande, chère z’élites !    

Azize MBOHOU   




 





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